Chili : le Pisco Sour, le Navimag et moi…

1 novembre 2008

A mon arrivée au Chili, l’objectif était clair : je voulais aller en Patagonie, et le plus vite possible, pour en profiter avant l’arrivée de l’hiver. C’était sans compter les retrouvailles avec mon ami Pisco Sour, rencontré à l’île de Pâques…

A cause de lui, je suis encore restée bloquée une semaine à Santiago, la capitale… J’avais pourtant juré qu’on ne m’y reprendrait plus ! Heureusement, mon ami Alex m’a rejointe rapidement, et c’est donc ensemble que nous avons exploré les quartiers sympas de la ville : barrio Paris-Londres (jusque là ça va, je suis pas trop dépaysée), Bellavista, Providencia…

Il suffit de grimper en haut de la colline de San Cristobal pour se rendre compte de l’étendue de l’agglomération urbaine de Santiago: 15.000 km², soit environ 7 fois Paris… Là, ça commence à dépayser !

Le marché central est un régal pour les yeux et l’estomac, ça fait du bien de retrouver un peu l’euphorie de la ville…

Côté culture, on visite la maison de Pablo Neruda et le palais Cousiño, et je m’étonne de la richesse amassée par ce propriétaire de mines et de vignobles… Le Chili semble regorger de trésors, dont malheureusement tout le monde n’a pas profité, comme toujours ! C’est sûr, la dictature est encore dans les murs, et les Chiliens ne sont pas d’un naturel très avenant. Mais quand il s’agit de faire la fête, ils sont bien là ! Grâce à mon ami Alejandro, on a bien profité de la vie nocturne chilienne : bonnes bouffes, discussions animées avec des Sud-américains de tous bords… et même un concert de hip-hop assez phénoménal !

Mais revenons donc à la Patagonie…

Je ne sais pas pourquoi cette région me faisait tant rêver, j’avais dû vaguement parcourir un reportage du National Geographic, mais je n’avais même pas encore lu l’excellent livre de Bruce Chatwin… En tout cas, ça faisait partie des incontournables que je m’étais fixés avant de partir. Et pas question de prendre l’avion – ça, non ! – en dépit de l’avis de Michel ;)

En Amérique du Sud, j’avais décidé de prendre mon temps, et puis je voulais la mériter, ma Patagonie… Je savais qu’on ne pouvait pas rejoindre l’extrême Sud du pays par la terre, pour la bonne raison qu’il n’y a aucune route de ce côté du continent, trop accidenté ! Seule solution : le bateau. Qu’à cela ne tienne, j’avais déjà entendu parler de cette croisière le long des fjords, je savais que c’était hors de prix, mais j’étais bien décidée à m’offrir ça, une fois dans ma vie ! En discutant avec mon voisin à l’auberge de jeunesse à Santiago, j’appris qu’il y avait en fait deux compagnies de bateau – preuve que ce n’est pas la peine de trop bien préparer son voyage, on trouve toujours des gens super calés dans les AJ ! – la première coûte en effet une petite fortune, et fournit une prestation de type 5 étoiles, avec buffets indécents à volonté, et whisky servi sur des glaçons en provenance directe du glacier situé à portée de Zodiac… Très peu pour moi, merci !

La deuxième option, c’était donc le fameux Navimag…  En fait, il s’agit d’un cargo qui ravitaille les villages reculés du Sud du pays et prend des passagers pour amortir le coût du voyage. Je ne résiste pas à l’envie de citer le Lonely Planet, qui a rebaptisé ce bateau ‘The Good, The Bad and The Ugly’ – aïe, ça s’annonce risqué ! En plus, j’entends déjà dire que les refuges sont fermés, qu’il fait déjà super froid, et que ça ne sert vraiment à rien d’aller dans le Sud à cette époque de l’année… Bon, si j’ai pas écouté Michel, c’est pas pour me laisser impressionner maintenant… Même si je dois y laisser des bouts de doigts et d’oreilles, j’irai en Patagonie, non mais ! Et puis, je ne me suis quand même pas traînée cette veste polaire depuis 3 mois dans mon sac à dos pour rien…

Je m’attends donc à tout, et suis finalement assez agréablement surprise quand je monte à bord : le bateau n’est pas si pourri que ça ! C’est même plutôt confort, car je partage une cabine de 4 avec une jeune Espagnole vivant au Pérou. On rigole bien ensemble d’entrée de jeu et je vais pouvoir pratiquer mon espagnol :) Chouette !

Au départ, on reste bloqués 24 heures au port parce que 1. le bateau est arrivé en retard et 2. l’un des ponts mobiles est cassé – celui par lequel on est montés à bord, c’est rassurant ;) … Mais on est nourris-logés, le soleil est de la partie, et – surprise, il y a quand même une bonne cinquantaine de fêlés prêts à tenter l’aventure comme moi, donc ça s’annonce plutôt bien ! L’équipage est très ouvert à la discussion, et notre guide Andrea, pétillante et pleine d’humour, déploie une énergie incroyable pour rendre la traversée la plus ludique possible.

C’est parti pour 4 jours de navigation à travers les 14 000 îles qui séparent la ville de Puerto Montt du détroit de Magellan ! Nous observons tour à tour baleines, phoques et dauphins, ce qui donne un peu de vie à cette carte postale en mouvement permanent. Et surtout des paysages sublimes et des ciels incroyables, de toutes les couleurs…

Je passe rapidement sur LA journée où le bateau doit sortir en pleine mer… pas chouette pour ceux qui n’ont pas le pied marin :(   Le reste du temps, c’est films, conférences, rigolades et parties de cartes qui nous occupent du matin jusqu’au soir.

D’accord, il ne fait pas chaud dehors, mais cette traversée est vraiment un temps fort du voyage… On est tous un peu décontenancés quand on arrive au terme du voyage, au port de Puerto Natales, au petit matin. La seule chose qui nous console, c’est le bon petit déj qu’on va pouvoir se payer une fois à terre ! Cette drôle de ville semble à moitié déserte (bon, on est en fin de saison, d’accord) mais déjà les montagnes au loin nous appellent…

La voilà, la Patagonie ! Cette terre incroyable, à cheval sur une frontière, qui relie le désert aux fjords glacés, pays de tous les extrêmes, il n’y avait qu’un Français qui pouvait s’en auto-proclamer roi… Pourtant ici, les maîtres des lieux sont clairement le ciel, le soleil, la mer, les rochers… la force des éléments naturels me prend aux tripes. Jean Raspail a écrit, “la Patagonie a un roi naturel : le vent. Il y souffle en tempête les trois quarts de l’année et détruit toute tentative de la végétation à se hausser au-dessus de l’élévation d’une touffe d’herbe.” En effet, j’ai bien cru à plusieurs reprises que j’allais m’envoler… Et pourtant ce n’était plus la saison du vent ! Même la Bretagne à côté c’est peanuts :)

En revanche, c’est décidément la bonne saison pour visiter la région, d’abord parce que les couleurs d’automne sont incroyables, et ensuite parce qu’on a les sentiers de randonnée pour nous tous seuls, ou presque… Ah, j’ai bien fait, de ne pas écouter Michel !

Quatre jours de trek dans le parc de Torres del Paine pour me dégourdir les jambes (j’ai pas fait le “w”, mais j’ai fait un “μ”, c’était plus rigolo) et hop ! direction l’Argentine…


Bienvenue en Amérique du Sud !

17 juillet 2008

La Cordillière des Andes, comme chacun le sait, est une chaîne de montagnes d’origine volcanique qui traverse toute l’Amérique du Sud. Certains volcans sont plus ou moins actifs mais, de temps en temps, la terre s’énerve et se réveille pour rappeler à tout le monde qu’elle est la plus forte…

Lors de mon arrivée en Argentine, le volcan Chaiten, situé du côté chilien, a soudain décidé de cracher des tonnes de cendres et, comme il est sympa, il a tout envoyé sur ses voisins argentins !

Plutôt impressionnant, surtout quand, comme moi, on n’a pas regardé les nouvelles depuis un mois et qu’on ne sait pas du tout ce qui se passe… C’est en arrivant en pleine nuit à El Bolson, après plus de 20 heures de bus, que je découvre un manteau blanc, ou plutôt grisâtre, qui ressemble à de la neige. Je me frotte les yeux, fait quand même pas si froid… et en y regardant de plus près, je me rends compte que cinq centimètres de cendres recouvrent tout autour de nous ! Je décide donc de descendre du bus pour voir… et découvre les chauffeurs, masques sur la figure, en train de secouer les grilles d’aération du moteur pour dégager la poussière abrasive ! Vision apocalyptique, je remonte vite me remettre au chaud (si, ça caille, quand même) et suis bien contente de pas m’arrêter ici, comme les deux touristes français courageux qui déchargent leurs sacs à dos au même moment !

A ce moment là, je ne savais pas encore que le nuage allait me suivre jusqu’à Bariloche…


Je le fais bien, le Moai, non ?

16 juillet 2008

Rapa Nui…

Deux mots qui caractérisent le mystère de ces volcans posés au milieu de l’océan, trois centres volcaniques qui donnent à l’île de Pâques sa forme triangulaire…

Magie des Moais, statues de cendres, surveillant la terre qu’ils protègent grâce à leur mana (leur pouvoir sacré) depuis plus de 6 000 ans !

Force des chevaux galopant librement sur l’île, et beauté sauvage de leurs cavaliers équipés d’un simple tapis de laine et d’un bandana sur le front…

Le nombril du monde, ni plus, ni moins !


Pureté de l’eau, claire comme un cristal, qui accepte de nous livrer la lumière de ses fonds au bas des motus, ces îlots sur lesquels l’homme-oiseau allait s’isoler pendant plus d’une année, afin de montrer aux autres qu’il était le plus fort…

Puissance des danseurs polynésiens, des chants maoris et des percussions du groupe Matato’a

Simplicité tranquille des habitants qui témoignent, par chacune de leurs paroles, d’un attachement très fort à leur terre, pourtant rude et hostile…

Persistance des chiens qui nous accompagnent par dizaines, inlassablement, à chacun de nos trajets…

Légendes merveilleuses, telle l’histoire cette femme au pouvoir gigantesque qui, d’un coup de bâton dans la terre, a renversé tous les Moais de l’île, parce qu’un jeune homme avait refusé de lui livrer de la langouste à manger !

La plus grande de ces statues millénaires reste encore encastrée dans son écrin de pierre, et ses 18 mètres de long nous renseignent sur la difficulté du travail que les esclaves devaient effectuer pour les fabriquer puis les transporter jusqu’à leur plateforme surplombant la mer…

Non, les Moais ne m’auront pas livrés leurs secrets, mais leur pouvoir m’a envoûtée, ça c’est sûr !

Pour d’autres splendides images de l’île de Pâques, je vous recommande le site du photographe italien Lorenzo Moscia, auteur d’un livre splendide intitulé “Luces de Rapa Nui”.


Perles et merveilles de Tahiti

31 mai 2008
Bora-Bora, Maupiti, Fakarava, Marquises… ces noms suffisent à eux seuls à vous faire voyager, et à illuminer les yeux de ceux qui les prononcent.
Au coeur du triangle polynésien dessiné entre Hawaii, la Nouvelle-Zélande et l’île de Pâques, les îles volcaniques de Polynésie française s’étendent sur un territoire vaste comme l’Europe. Impossible donc de songer en faire le tour en un seul voyage, à moins de disposer soit d’une belle cagnotte, soit d’un voilier et de beaucoup de temps. Il y a autant de diversité dans ces iles que dans les célèbres perles noires qui y sont cultivées : rondes, cerclées, baroques… toutes les couleurs se trouvent ici, à l’image de la peau de ses enfants au métissage infini.
Dès l’arrivée à bord de l’avion d’Air Tahiti, le parfum de la fleur de tiaré que vous offre l’hôtesse vous transporte dans la magie des îles. Toutefois, la grève des hydrocarbures ayant bloqué les bateaux au port durant plusieurs jours, il est plus difficile de se déplacer d’une île à l’autre que prévu. Au terme d’une véritable épreuve de patience à l’aéroport, le bleu turquoise caractéristique du lagon de Bora-Bora s’offre enfin aux yeux des touristes, mais aussi des enfants qui rentrent chez eux retrouver leurs familles, le temps des vacances scolaires…
Ca y est, je suis enfin à Bora ! Une petite pension familiale les pieds dans l’eau, un plat de poisson cru au lait de coco servi sur des feuilles de bananier, des oiseaux de paradis volant dans le ciel au rythme des tambours polynésiens, le dépaysement est sans doute au rendez-vous… Dommage que la vue soit bouchée par ces bungalows sur pilotis de béton qui se louent une petite fortune (environ 600 euros la nuit) et dont la construction est certainement responsable de la disparition des raies mantas dans le lagon. Le tour de l’île en bateau se limite ainsi à une succession de noms d’hôtels : à gauche le Club Med, à droite le Méridien… Si l’on veut vraiment prendre la mesure de la beauté du site, il faut emprunter l’un des sentiers qui serpentent dans la montagne (et oui, à Tahiti il n’y a pas que la plage !) De là-haut, la multitude des nuances de bleus dessine un tableau extraordinaire, ce qui justifie peut être le titre de “perle de la Polynésie” dont les habitants de Bora-Bora sont fiers.
Afin de voir à quoi ressemblait la Polynésie d’il y a vingt ou trente ans, il vous faudra aller voir ailleurs… Et pour prendre le bateau qui vous emmène jusqu’à Maupiti, la plus éloignée des îles Sous-le-Vent,  il faut avoir le coeur bien accroché. Le ”Maupiti Express” a  d’ailleurs été, à juste titre, rebaptisé localement : le “Vomiti Express” ! Mais le trajet en vaut le détour… Si cela n’est pas le bout du monde, ça s’en approche drôlement : 12 km2, un millier d’habitant, et une plage de sable blanc à vous couper le souffle !

Taha’a, dont les routes viennent seulement d’être goudronnées, ravira au contraire les amateurs de nature et les ”routards de la mer”, vous pourrez y découvrir notamment le processus complexe de fabrication de la vanille, grâce au “Vanilla Tour” d’Alain, un Français installé depuis 20 ans sur l’île avec sa charmante compagne Cristina. Passionné de plantes, il vous fera découvrir son petit monde lors d’une demi-journée que vous ne serez pas prêts d’oublier…

Et pour avoir un aperçu des merveilles sous-marines de la région, allez vous prélasser sur la plage du camping à Mooréa, Teva (“le prince” en polynésien) vous proposera sûrement de vous emmener à la rencontre des raies pastenagues, des requins, des dauphins et de bien d’autres surprises cachées au fond de l’eau.

A Tahiti, le tourisme connaît une crise importante, les affaires politiques ressemblent à une vaste tromperie, et les prix peuvent sembler prohibitifs, mais les Polynésiens gardent un amour inconditionné pour leur île et se chargeront de vous le transmettre si vous prenez le temps de les écouter.

Comme toute destination mythique, la Polynésie comporte donc son lot de déceptions, néanmoins l’éclat de ses perles reste pour longtemps dans vos yeux, une fois que vous l’avez quittée.

 
 

 
 
 

 

 


La prochaine fois…

2 mai 2008

Autant vous le dire tout de suite : la Nouvelle-Zélande en 15 jours, c’est trop court !

Certes, je m’y attendais un peu, mais c’était une question de budget : pas moyen de rester plus longtemps dans ce pays où j’allais forcément dépenser une fortune pour faire plein d’activités : trekking, rando sur les glaciers, balade en bateau dans les fjords, saut à l’élastique… Si vous aimez la nature et la montagne, ici, vous êtes servis !

85 % du pays est couvert de forêt, et même si la plupart ont été détruites, le pays ressemble quand même a un parc naturel géant peuplé de moutons, de cerfs, de vaches et… d’opossums ! Ces derniers ont pullullé jusqu’à atteindre le nombre de 70 millions et, comme les kangourous en Australie, on en voit plus écrasés sur la route que vivants… Pas très appétissant, mais cela leur permet de créer tout une série d’objets étonnants en fourrure d’opossum : couvertures, housses de volant de voiture, et même des sous-vêtements !

Pour ce qui est du saut à l’élastique ou en parachute, j’ai passé mon tour… après tout, pourquoi irai-je sauter d’un pont ou d’un avion en parfait état de marche ?! Non, j’ai préféré faire des trucs un peu moins extraordinaires, mais non moins inoubliables : essuyer 88 noeuds de vent dans les fjords de Milford Sound, survoler des cachalots dans un petit avion bimoteur de 10 places, observer les parapentes décoller au dessus de Christchurch (pensée spéciale pour Alex, mon parapentiste favori !), m’éclater la cheville en sautant d’un étrange rocher en forme d’oeuf…

Mais aussi trinquer avec des théières en porcelaine remplies de cocktails aux noms évocateurs, aller “au delà du Paradis” dans des vallées glaciaires extraordinaires, échanger un salut Maori (front contre front) avec un restaurateur de génie, m’allonger avec les phoques sur des rochers chauffés par le soleil, tenter de repérer un kiwi, un albatros, ou un oiseau nommé “kaka” dans les parcs nationaux, plonger dans un lac glacé pour accéder aux sources chaudes tout droit sorties de la montagne, partager un barbecue et un bol de “maté” avec des amis Brésiliens, ou encore m’amuser à compter les moutons sur le bord de la route (et il y en a pour un moment, car le pays en compte plus de 40 millions, pour seulement 4 millions d’habitants… pas mal, non ?)

La liste est longue et encore, je vous jure, je me suis retenue !

Bilan : plus de 3500 kilomètres de route en un peu plus de 2 semaines, soit quasiment le tour complet de l’île du Sud, dans des paysages qui ressemblent à une nouvelle carte postale après chaque virage…  

Difficile de rendre compte de ce bout du chemin qui ressemblait un peu à une course contre la montre. J’ai quand même pu avoir un apercu de la vie quotidienne sur place, en partageant pendant quelques jours celle de Mervina et Sam, rencontrés grâce à Will, mon compagnon de voyage anglo-catalan, et ils nous ont baladés partout à Dunedin et fait découvrir la ”nightlife” locale. Mention spéciale au curry de boeuf de Mervina !!

Un seul regret : celui de ne pas avoir pris plus de temps pour découvrir l’histoire du pays et la culture Maori. C’est sûr, il y aura donc une “prochaine fois” au pays des Kiwis…


La tête en bas !

17 avril 2008

Hé oui, voila maintenant un bon petit moment que j’ai la tête a l’envers, sur cette immense île-continent que ses habitants appellent “the land down under”, référence à la célèbre chanson des Men at work

Est-ce parce qu’ils vivent constamment la tête en bas que les Australiens sont tous un peu dingos ? En tous cas, ils ne doivent pas être bien rapides du cerveau ! La preuve sur les panneaux de la circulation : tout le monde connaît ceux signalant les passages de kangourous ou d’opossums… mais saviez-vous que les conducteurs australiens bénéficient aussi de nombreux conseils le long des routes ?

Par exemple, sur l’autoroute, on peut lire : “Wrong way. Go back !”

Littéralement : “vous êtes dans le mauvais sens, faites demi-tour !”
Mmmh… L’Ozzie moyen est-il si bête ?
A-t-il vraiment besoin qu’on lui précise qu’il vaut mieux faire demi-tour quand on roule en sens inverse sur une autoroute ?!?! Je m’interroge…

Un peu plus loin, un autre panneau : “Don’t drink and drive !”

Littéralement : “Ne buvez pas au volant !” Bon, j’ai compris, c’est pas qu’ils sont idiots, c’est juste qu’ils ont un taux d’alcoolémie moyen qui les empêche d’interpréter tous seuls les panneaux de signalisation ! Mais certaines affiches ne sont pas complètement idiotes :

Bon, c’est vrai que le vocabulaire de l’Australien moyen peut paraître limité au premier abord : pour dire “Bonjour” il dira “G’day”, voire simplement “Oi” ! Au debut c’est un peu surprenant, mais on s’y fait vite, et la douceur de vivre n’a d’égale que la gentillesse des gens que je croise sur ma route…

Côté gastronomie, pas de quoi casser trois pattes à un canard : j’ai mangé beaucoup de fish’n'chips, mais aussi des huîtres rondes magnifiques, et même du kangourou grillé qui, malgré mes préjugés, était vraiment excellent ! Enfin, c’est pas ici que je vais enrichir mon livre de recettes.

Côté culture, j’ai poursuivi mon enquête sur l’appropriation, par les colons britanniques, de la terre sur laquelle vivaient les Aborigènes… Pour ceux qui ne le savent pas, le gouvernement australien a récemment demandé pardon au peuple aborigène, lequel a aussitôt réclamé compensation financière, au nom de toutes les atrocités subies par la “génération perdue”… Difficile de juger ce problème, mais difficile aussi de voir le racisme primaire dont sont souvent victimes les Noirs en Australie.

Côté activités, ben j’ai fièrement exhibé à la plage mes orteils fraîchement peints à la main en Indonésie (fallait que je vous les montre, quand même)…

… conduit des kilomètres le long de la côte Est, peu fréquentée des touristes entre Melbourne et Sydney, fait une plongée magnifique à Jervis Bay (spéciale dédicace à Jean-Fi pour le superbe livre qu’il m’avait offert) et bien profité de ma cousine Alice, son mari Tony et mon adorable petit cousin Tom… Un grand merci à vous pour votre accueil familial et francophone, très bienvenu au royaume du hamburger géant !


Bali, l’île des dieux…

3 avril 2008

Pfiouuu, je trouve enfin du temps et un ordi pour écrire un petit mot ! Ces nouvelles ne sont plus très fraîches, mais je vais essayer de vous donner un aperçu de Bali, ma première “grande” étape pour ce TDM.

Ici, ma mission est double : m’imprégner un peu de la douceur de l’Asie, et retrouver ma copine Caro perdue quelque part sur les îles Gili ! Je me lance…

Dès l’arrivée, je me sens à mon aise dans ce pays : une chaleur étouffante, environ 90% d’humidité , l’aéroport de Jakarta est paralysé par des inondations massives, pourtant les gens ont tous le sourire, et la nonchalance asiatique est de rigueur ! Motivée, je me lève très tôt le lendemain matin, mais la poisse continue à me suivre : le bateau qui rejoint habituellement les îles Gili est actuellement bloqué à quai, à cause du mauvais temps !

La spiritualité est partout à Bali, il y a même une section dans le journal qui donne quotidiennement des conseils à suivre… Bon, le conseil du jour est de ne surtout pas se laisser inquiéter par les événements extérieurs et de rester fort ! Soit, je m’efforce donc de prendre le tout avec philosophie, et je décide de me rendre tout de même au port pour essayer de trouver un autre bateau…

J’embarque donc sur le ferry local (que je paie environ quatre fois le prix, parce que je me fais royalement arnaquer par un revendeur à la sauvette, qui me vend un billet groupé…) Et j’arrive vers 17h sur l’île de Lombok, où l’on nous apprend qu’il n’y a aucune chance pour que nous arrivions aux Gili avant la nuit, car les capitaines de bateau ne souhaitant pas traverser tard le soir puisqu’ils ont trop peur de prendre la mer dans l’obscurité… Je dois donc patienter encore une nuit de plus avant de retrouver ma cop’s, mais j’y arrive enfin : la preuve en vidéo, sur le site Objectif TDM !

On passe quelques jours ensemble, mais ce n’est pas du tout l’étape “plage” que j’attendais, la météo est… disons très “anglaise” et les conditions de plongée sont loin d’être excellentes… Heureusement Caro m’a trouvé un super bungalow près de la mer et organisé une belle soirée de retrouvailles, concordant pile poil avec le tour du monde inversé de Lolo et Diego et l’enterrement de vie de jeune fille d’une anglaise vivant sur place. On a donc bien rigolé (fidèles à nous-mêmes) et ça a fait passer le temps plus vite !

Je décide donc de repartir avec elle pour Bali et passe quelques jours à Ubud, où je rencontre 2 compagnons de voyage espagnols, ce qui me permet de m’entraîner un peu en prévision de l’Amérique du Sud !

Et surtout je découvre une culture très poétique et spirituelle : petits paniers d’offrandes fleuris déposés chaque matin dans le temple (qui fait partie intégrante du jardin de la maison) et devant chaque porte… rires d’enfants, parfums délicats d’épices et d’encens, c’est un véritable festival de couleurs et d’odeurs !

Pays de contrastes, où l’(extrême pauvreté jure parfois avec la bonne humeur des Balinais, dont le sens de l’humour est sans limite. Je m’offre un massage relaxant et un bain aux pétales de fleurs, des jus de fruits bio, un cours de cuisine (miam miam), et de petites soirées sympathiques à l’Ozigo Bar du coin ! Le reste du temps est occupé par de longues balades à pied dans les rizières, des concerts de musique traditionnelle, et des cérémonies diverses, dont celle du “Calong Arang”. Cette fête se tient chaque année, le jour où les deux influences (bonne et mauvaise) sont réunies selon le calendrier lunaire, et elle a pour but de protéger les marchands du village des mauvais esprits alentour. Des hommes armés de poignards se battent ainsi contre un dragon blanc et des femmes aux costumes richement dorés ondulent jusqu’aux bout de leurs doigts, suivant le rythme des tambours.

Pour voir quelques images, allez voir l’album photo en ligne

Voilà qui me permet de bien démarrer ce voyage, et de me sentir vraiment dans un autre monde ! Mais j’avoue que je ne suis pas mécontente de quitter le bruit et la poussière pour retourner dans un pays dit “civilisé”, l’Australie…


Chinese New Year in Singapore City

6 mars 2008

Je ne pouvais pas mieux tomber : des mon arrivee a Singapour j’ai ete accueillie a bras ouverts par Alice, la cousine de Caro, dans sa superbe residence (je peux meme pas appeler ca une maison) en plein coeur du centre ville !

Par contre, j’avais juste pas prevu que ma visite tombait pile poil pendant le Nouvel An chinois, ce qui veut dire ”ville morte”, car 99% des boutiques sont tenues par les Chinois !  L’etape shopping s’est donc transformee en etape touristique fort sympathique… et nous sommes sortis “en famille” un peu partout :

au jardin botanique

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au feu d’artifice du Nouvel An Chinois

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au festival des fleurs, sur l’ile de Sentosa toute proche, accessible en telepherique :

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 Singa Pura, litteralement la “ville du lion” n’a plus de secret pour moi ! Elle est symbolisee par le Merlion, cet animal etrange mi-sirene mi-lion, du haut duquel on peut contempler l’immense port et quelques autres curiosites comme cette interminable fontaine :

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Gigantisme et kitsch sont a l’honneur ici, seul endroit au monde ou les gens courent apres les papiers qu ils font tomber par terre, mais aussi un mythe qui s effondre : les gens fument dans la rue !!! Et j’en ai meme vu qui ne respectaient pas les panneaux les menacant pourtant de lourdes amendes ! Si, si, je vous jure !

Enfin, il fait un peu trop chaud ici, vivement la plage, je m’en vais chercher Caroline a Bali maintenant…  un grand merci a Alice et a ses 3 enfants pour leurs sourires chaleureux.

Et bonne annee du Rat !

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Le vrai faux départ du Pacific Tour

16 février 2008

Un tour du monde, ça se mérite… et le jour du départ est bien sûr un moment intense, car tellement attendu, redouté, rêvé !

Je m’y suis donc reprise à deux fois, pour être sûre d’en savourer chaque instant : la recherche du numéro de vol sur la liste de l’écran “départs”, la chasse au comptoir d’enregistrement (loin d’être évidente à Roissy – Charles de Gaulle !), les embrassades avec mes parents, la larme à l’oeil, le passage de la douane et le dernier petit coucou de derrière la vitre… Et bien moi, j’ai tout fait en double !

La preuve en images :

Car, encore une fois, j’ai ramené le vent avec moi : des rafales à plus de 100 km/h ont paralysé l’aéroport de London Heathrow quasiment toute la journée du 31 janvier ! J’ai donc mis un temps record pour traverser la Manche, car mon vol est parti avec plus de 3 heures de retard… En plus, ces stupides Rosbifs de British Airways m’ont prise pour un écureuil : ils ne m’ont donné en tout et pour tout qu’un minuscule paquet de graines à manger dans l’avion !!

J’ai donc vraiment ramé jusqu’au jour J, mais heureusement ma copine Karine m’a accueillie avec un superbe pot-au-feu à l’arrivée, et rassurée en me disant que le reste du trajet serait forcément plus facile… pas si sûr…

Heureusement aussi que les musées sont gratuits à Londres, comme j’ai grillé mon budget de 3 jours en prenant un taxi à l’arrivée, vu l’heure et mon état de fatigue, j’ai pas pu faire autrement !

J’ai donc profité de la Tate Modern (toujours aussi géniale) et du Musée d’Histoire Naturelle, avec une superbe expo photo et une incroyable galerie de dinosaures !

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J’ai aussi pu vérifier que les Anglais font vraiment tout à l’envers (j’avais oublié) : même les verrous sur les portes des toilettes se ferment dans le sens inverse de chez nous !

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Un grand merci à Karine et Philippe pour leur accueil chaleureux qui m’a permis de démarrer ce tour du monde reposée et pleine de bonnes énergies ! On a même réussi à se faire une super soirée crêpes pour la Chandeleur !!

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Et maintenant, cap sur l’Asie du Sud-Est, je range la polaire au fond de mon sac à dos, les vraies vacances commencent !!


J-8 : fiesta, pingouins & co…

23 janvier 2008

Tout s’accélère… mais j’ai toujours l’impression d’avancer à vitesse tortue ! J’ai fait pas mal de cartons, retrouvé la mobilité de mon pouce droit grâce à ma Super-Kiné, préparé ma trousse à pharmacie (qui devrait prendre, à vue de nez, les 2/3 de mon sac), commencé à empiler dans un coin tout ce que j’aimerais emporter – sachant que, selon la règle, il faudra que j’en enlève la moitié au final… ça va être coton !

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Qui a dit que c’était le waï chez moi ?!

Sinon j’ai déjà dit au revoir à pas mal de gens lors d’une belle fiesta à l’Apérock café. Un grand merci à tous ceux qui étaient présents, à ceux qui se sont excusés de ne pas être venus, à ceux qui ont trouvé LE cadeau qui me manquait ou pour décorer mon studio, à l’équipe du bar pour leur accueil chaleureux, et une spéciale dédicace à ceux qui se sont fait plein d’amis pingouins…

 

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Vous allez tous me manquer ! Enfin, ça prend plutôt une bonne tournure, il reste juste un petit problème : le mode d’emploi de mon nouvel appareil photo est fourni uniquement sur CD, ça ne va pas être très pratique pour le lire dans l’avion. Si quelqu’un a une idée…

Et pour couronner le tout, une très bonne nouvelle : j’ai reçu ce matin, par lettre recommandée, ma mutation comme prof d’anglais à l’Université de Montpellier pour la rentrée prochaine ! Moi, je le dis : 2008 sera une grande année !


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