Eruption

17 juillet 2008

La Cordillière des Andes, comme chacun le sait, est une chaîne de montagnes d’origine volcanique qui traverse toute l’Amérique du Sud. Certains volcans sont plus ou moins actifs mais, de temps en temps, la terre s’énerve et se réveille pour rappeler à tout le monde qu’elle est la plus forte…

Lors de mon arrivée en Argentine, le volcan Chaiten, situé du côté chilien, a soudain décidé de cracher des tonnes de cendres et, comme il est sympa, il a tout envoyé sur ses voisins argentins !

Plutôt impressionnant, surtout quand, comme moi, on n’a pas regardé les nouvelles depuis un mois et qu’on ne sait pas du tout ce qui se passe… C’est en arrivant en pleine nuit à Esquel, après plus de 20 heures de bus, que je découvre un manteau blanc, ou plutôt grisâtre, qui ressemble à de la neige. Je me frotte les yeux, fait quand même pas si froid… et en y regardant de plus près, je me rends compte que cinq centimètres de cendres recouvrent tout autour de nous ! Je décide donc de descendre du bus pour voir… et découvre les chauffeurs, masques sur la figure, en train de secouer les grilles d’aération du moteur pour dégager la poussière abrasive ! Vision apocalyptique, je remonte vite me remettre au chaud (si, ça caille, quand même) et suis bien contente de pas m’arrêter ici, comme les deux touristes français courageux qui déchargent leurs sacs à dos au même moment !

A ce moment là, je ne savais pas encore que le nuage allait me suivre jusqu’à Bariloche…


Je le fais bien, le Moai, non ?

16 juillet 2008

Rapa Nui…

Deux mots qui caractérisent le mystère de ces volcans posés au milieu de l’océan, trois centres volcaniques qui donnent à l’île de Pâques sa forme triangulaire…

Magie des Moais, statues de cendres, surveillant la terre qu’ils protègent grâce à leur mana (leur pouvoir sacré) depuis plus de 6 000 ans !

Force des chevaux galopant librement sur l’île, et beauté sauvage de leurs cavaliers équipés d’un simple tapis de laine et d’un bandana sur le front…

Le nombril du monde, ni plus, ni moins !


Pureté de l’eau, claire comme un cristal, qui accepte de nous livrer la lumière de ses fonds au bas des motus, ces îlots sur lesquels l’homme-oiseau allait s’isoler pendant plus d’une année, afin de montrer aux autres qu’il était le plus fort…

Puissance des danseurs polynésiens, des chants maoris et des percussions du groupe Matato’a

Simplicité tranquille des habitants qui témoignent, par chacune de leurs paroles, d’un attachement très fort à leur terre, pourtant rude et hostile…

Persistance des chiens qui nous accompagnent par dizaines, inlassablement, à chacun de nos trajets…

Légendes merveilleuses, telle l’histoire cette femme au pouvoir gigantesque qui, d’un coup de bâton dans la terre, a renversé tous les Moais de l’île, parce qu’un jeune homme avait refusé de lui livrer de la langouste à manger !

La plus grande de ces statues millénaires reste encore encastrée dans son écrin de pierre, et ses 18 mètres de long nous renseignent sur la difficulté du travail que les esclaves devaient effectuer pour les fabriquer puis les transporter jusqu’à leur plateforme surplombant la mer…

Non, les Moais ne m’auront pas livrés leurs secrets, mais leur pouvoir m’a envoûtée, ça c’est sûr !


La prochaine fois…

2 mai 2008

Autant vous le dire tout de suite : la Nouvelle-Zélande en 15 jours, c’est trop court !

Certes, je m’y attendais un peu, mais c’était une question de budget : pas moyen de rester plus longtemps dans ce pays où j’allais forcément dépenser une fortune pour faire plein d’activités : trekking, rando sur les glaciers, balade en bateau dans les fjords, saut à l’élastique… Si vous aimez la nature et la montagne, ici, vous êtes servis !

85 % du pays est couvert de forêt, et même si la plupart ont été détruites, le pays ressemble quand même a un parc naturel géant peuplé de moutons, de cerfs, de vaches et… d’opossums ! Ces derniers ont pullullé jusqu’à atteindre le nombre de 70 millions et, comme les kangourous en Australie, on en voit plus écrasés sur la route que vivants… Pas très appétissant, mais cela leur permet de créer tout une série d’objets étonnants en fourrure d’opossum : couvertures, housses de volant de voiture, et même des sous-vêtements !

Pour ce qui est du saut à l’élastique ou en parachute, j’ai passé mon tour… après tout, pourquoi irai-je sauter d’un pont ou d’un avion en parfait état de marche ?! Non, j’ai préféré faire des trucs un peu moins extraordinaires, mais non moins inoubliables : essuyer 88 noeuds de vent dans les fjords de Milford Sound, survoler des cachalots dans un petit avion bimoteur de 10 places, observer les parapentes décoller au dessus de Christchurch (pensée spéciale pour Alex, mon parapentiste favori !), m’éclater la cheville en sautant d’un étrange rocher en forme d’oeuf…

Mais aussi trinquer avec des théières en porcelaine remplies de cocktails aux noms évocateurs, aller “au delà du Paradis” dans des vallées glaciaires extraordinaires, échanger un salut Maori (front contre front) avec un restaurateur de génie, m’allonger avec les phoques sur des rochers chauffés par le soleil, tenter de repérer un kiwi, un albatros, ou un oiseau nommé “kaka” dans les parcs nationaux, plonger dans un lac glacé pour accéder aux sources chaudes tout droit sorties de la montagne, partager un barbecue et un bol de “maté” avec des amis Brésiliens, ou encore m’amuser à compter les moutons sur le bord de la route (et il y en a pour un moment, car le pays en compte plus de 40 millions, pour seulement 4 millions d’habitants… pas mal, non ?)

La liste est longue et encore, je vous jure, je me suis retenue !

Bilan : plus de 3500 kilomètres de route en un peu plus de 2 semaines, soit quasiment le tour complet de l’île du Sud, dans des paysages qui ressemblent à une nouvelle carte postale après chaque virage…  

Difficile de rendre compte de ce bout du chemin qui ressemblait un peu à une course contre la montre. J’ai quand même pu avoir un apercu de la vie quotidienne sur place, en partageant pendant quelques jours celle de Mervina et Sam, rencontrés grâce à Will, mon compagnon de voyage anglo-catalan, et ils nous ont baladés partout à Dunedin et fait découvrir la ”nightlife” locale. Mention spéciale au curry de boeuf de Mervina !!

Un seul regret : celui de ne pas avoir pris plus de temps pour découvrir l’histoire du pays et la culture Maori. C’est sûr, il y aura donc une “prochaine fois” au pays des Kiwis…


La tête en bas !

17 avril 2008

Hé oui, voila maintenant un bon petit moment que j’ai la tête a l’envers, sur cette immense île-continent que ses habitants appellent “the land down under”, référence à la célèbre chanson des Men at work

Est-ce parce qu’ils vivent constamment la tête en bas que les Australiens sont tous un peu dingos ? En tous cas, ils ne doivent pas être bien rapides du cerveau ! La preuve sur les panneaux de la circulation : tout le monde connaît ceux signalant les passages de kangourous ou d’opossums… mais saviez-vous que les conducteurs australiens bénéficient aussi de nombreux conseils le long des routes ?

Par exemple, sur l’autoroute, on peut lire : “Wrong way. Go back !”

Littéralement : “vous êtes dans le mauvais sens, faites demi-tour !”
Mmmh… L’Ozzie moyen est-il si bête ?
A-t-il vraiment besoin qu’on lui précise qu’il vaut mieux faire demi-tour quand on roule en sens inverse sur une autoroute ?!?! Je m’interroge…

Un peu plus loin, un autre panneau : “Don’t drink and drive !”

Littéralement : “Ne buvez pas au volant !” Bon, j’ai compris, c’est pas qu’ils sont idiots, c’est juste qu’ils ont un taux d’alcoolémie moyen qui les empêche d’interpréter tous seuls les panneaux de signalisation ! Mais certaines affiches ne sont pas complètement idiotes :

Bon, c’est vrai que le vocabulaire de l’Australien moyen peut paraître limité au premier abord : pour dire “Bonjour” il dira “G’day”, voire simplement “Oi” ! Au debut c’est un peu surprenant, mais on s’y fait vite, et la douceur de vivre n’a d’égale que la gentillesse des gens que je croise sur ma route…

Côté gastronomie, pas de quoi casser trois pattes à un canard : j’ai mangé beaucoup de fish’n'chips, mais aussi des huîtres rondes magnifiques, et même du kangourou grillé qui, malgré mes préjugés, était vraiment excellent ! Enfin, c’est pas ici que je vais enrichir mon livre de recettes.

Côté culture, j’ai poursuivi mon enquête sur l’appropriation, par les colons britanniques, de la terre sur laquelle vivaient les Aborigènes… Pour ceux qui ne le savent pas, le gouvernement australien a récemment demandé pardon au peuple aborigène, lequel a aussitôt réclamé compensation financière, au nom de toutes les atrocités subies par la “génération perdue”… Difficile de juger ce problème, mais difficile aussi de voir le racisme primaire dont sont souvent victimes les Noirs en Australie.

Côté activités, ben j’ai fièrement exhibé à la plage mes orteils fraîchement peints à la main en Indonésie (fallait que je vous les montre, quand même)…

… conduit des kilomètres le long de la côte Est, peu fréquentée des touristes entre Melbourne et Sydney, fait une plongée magnifique à Jervis Bay (spéciale dédicace à Jean-Fi pour le superbe livre qu’il m’avait offert) et bien profité de ma cousine Alice, son mari Tony et mon adorable petit cousin Tom… Un grand merci à vous pour votre accueil familial et francophone, très bienvenu au royaume du hamburger géant !


Bali, l’île des dieux…

3 avril 2008

Pfiouuu, je trouve enfin du temps et un ordi pour écrire un petit mot ! Ces nouvelles ne sont plus très fraîches, mais je vais essayer de vous donner un aperçu de Bali, ma première “grande” étape pour ce TDM.

Ici, ma mission est double : m’imprégner un peu de la douceur de l’Asie, et retrouver ma copine Caro perdue quelque part sur les îles Gili ! Je me lance…

Dès l’arrivée, je me sens à mon aise dans ce pays : une chaleur étouffante, environ 90% d’humidité , l’aéroport de Jakarta est paralysé par des inondations massives, pourtant les gens ont tous le sourire, et la nonchalance asiatique est de rigueur ! Motivée, je me lève très tôt le lendemain matin, mais la poisse continue à me suivre : le bateau qui rejoint habituellement les îles Gili est actuellement bloqué à quai, à cause du mauvais temps !

La spiritualité est partout à Bali, il y a même une section dans le journal qui donne quotidiennement des conseils à suivre… Bon, le conseil du jour est de ne surtout pas se laisser inquiéter par les événements extérieurs et de rester fort ! Soit, je m’efforce donc de prendre le tout avec philosophie, et je décide de me rendre tout de même au port pour essayer de trouver un autre bateau…

J’embarque donc sur le ferry local (que je paie environ quatre fois le prix, parce que je me fais royalement arnaquer par un revendeur à la sauvette, qui me vend un billet groupé…) Et j’arrive vers 17h sur l’île de Lombok, où l’on nous apprend qu’il n’y a aucune chance pour que nous arrivions aux Gili avant la nuit, car les capitaines de bateau ne souhaitant pas traverser tard le soir puisqu’ils ont trop peur de prendre la mer dans l’obscurité… Je dois donc patienter encore une nuit de plus avant de retrouver ma cop’s, mais j’y arrive enfin : la preuve en vidéo, sur le site Objectif TDM !

On passe quelques jours ensemble, mais ce n’est pas du tout l’étape “plage” que j’attendais, la météo est… disons très “anglaise” et les conditions de plongée sont loin d’être excellentes… Heureusement Caro m’a trouvé un super bungalow près de la mer et organisé une belle soirée de retrouvailles, concordant pile poil avec le tour du monde inversé de Lolo et Diego et l’enterrement de vie de jeune fille d’une anglaise vivant sur place. On a donc bien rigolé (fidèles à nous-mêmes) et ça a fait passer le temps plus vite !

Je décide donc de repartir avec elle pour Bali et passe quelques jours à Ubud, où je rencontre 2 compagnons de voyage espagnols, ce qui me permet de m’entraîner un peu en prévision de l’Amérique du Sud !

Et surtout je découvre une culture très poétique et spirituelle : petits paniers d’offrandes fleuris déposés chaque matin dans le temple (qui fait partie intégrante du jardin de la maison) et devant chaque porte… rires d’enfants, parfums délicats d’épices et d’encens, c’est un véritable festival de couleurs et d’odeurs !

Pays de contrastes, où l’(extrême pauvreté jure parfois avec la bonne humeur des Balinais, dont le sens de l’humour est sans limite. Je m’offre un massage relaxant et un bain aux pétales de fleurs, des jus de fruits bio, un cours de cuisine (miam miam), et de petites soirées sympathiques à l’Ozigo Bar du coin ! Le reste du temps est occupé par de longues balades à pied dans les rizières, des concerts de musique traditionnelle, et des cérémonies diverses, dont celle du “Calong Arang”. Cette fête se tient chaque année, le jour où les deux influences (bonne et mauvaise) sont réunies selon le calendrier lunaire, et elle a pour but de protéger les marchands du village des mauvais esprits alentour. Des hommes armés de poignards se battent ainsi contre un dragon blanc et des femmes aux costumes richement dorés ondulent jusqu’aux bout de leurs doigts, suivant le rythme des tambours.

Pour voir quelques images, allez voir l’album photo en ligne

Voilà qui me permet de bien démarrer ce voyage, et de me sentir vraiment dans un autre monde ! Mais j’avoue que je ne suis pas mécontente de quitter le bruit et la poussière pour retourner dans un pays dit “civilisé”, l’Australie…


Chinese New Year in Singapore City

6 mars 2008

Je ne pouvais pas mieux tomber : des mon arrivee a Singapour j’ai ete accueillie a bras ouverts par Alice, la cousine de Caro, dans sa superbe residence (je peux meme pas appeler ca une maison) en plein coeur du centre ville !

Par contre, j’avais juste pas prevu que ma visite tombait pile poil pendant le Nouvel An chinois, ce qui veut dire ”ville morte”, car 99% des boutiques sont tenues par les Chinois !  L’etape shopping s’est donc transformee en etape touristique fort sympathique… et nous sommes sortis “en famille” un peu partout :

au jardin botanique

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au feu d’artifice du Nouvel An Chinois

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au festival des fleurs, sur l’ile de Sentosa toute proche, accessible en telepherique :

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 Singa Pura, litteralement la “ville du lion” n’a plus de secret pour moi ! Elle est symbolisee par le Merlion, cet animal etrange mi-sirene mi-lion, du haut duquel on peut contempler l’immense port et quelques autres curiosites comme cette interminable fontaine :

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Gigantisme et kitsch sont a l’honneur ici, seul endroit au monde ou les gens courent apres les papiers qu ils font tomber par terre, mais aussi un mythe qui s effondre : les gens fument dans la rue !!! Et j’en ai meme vu qui ne respectaient pas les panneaux les menacant pourtant de lourdes amendes ! Si, si, je vous jure !

Enfin, il fait un peu trop chaud ici, vivement la plage, je m’en vais chercher Caroline a Bali maintenant…  un grand merci a Alice et a ses 3 enfants pour leurs sourires chaleureux.

Et bonne annee du Rat !

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Le vrai faux départ du Pacific Tour

16 février 2008

Un tour du monde, ça se mérite… et le jour du départ est bien sûr un moment intense, car tellement attendu, redouté, rêvé !

Je m’y suis donc reprise à deux fois, pour être sûre d’en savourer chaque instant : la recherche du numéro de vol sur la liste de l’écran “départs”, la chasse au comptoir d’enregistrement (loin d’être évidente à Roissy - Charles de Gaulle !), les embrassades avec mes parents, la larme à l’oeil, le passage de la douane et le dernier petit coucou de derrière la vitre… Et bien moi, j’ai tout fait en double !

La preuve en images :

Car, encore une fois, j’ai ramené le vent avec moi : des rafales à plus de 100 km/h ont paralysé l’aéroport de London Heathrow quasiment toute la journée du 31 janvier ! J’ai donc mis un temps record pour traverser la Manche, car mon vol est parti avec plus de 3 heures de retard… En plus, ces stupides Rosbifs de British Airways m’ont prise pour un écureuil : ils ne m’ont donné en tout et pour tout qu’un minuscule paquet de graines à manger dans l’avion !!

J’ai donc vraiment ramé jusqu’au jour J, mais heureusement ma copine Karine m’a accueillie avec un superbe pot-au-feu à l’arrivée, et rassurée en me disant que le reste du trajet serait forcément plus facile… pas si sûr…

Heureusement aussi que les musées sont gratuits à Londres, comme j’ai grillé mon budget de 3 jours en prenant un taxi à l’arrivée, vu l’heure et mon état de fatigue, j’ai pas pu faire autrement !

J’ai donc profité de la Tate Modern (toujours aussi géniale) et du Musée d’Histoire Naturelle, avec une superbe expo photo et une incroyable galerie de dinosaures !

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J’ai aussi pu vérifier que les Anglais font vraiment tout à l’envers (j’avais oublié) : même les verrous sur les portes des toilettes se ferment dans le sens inverse de chez nous !

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Un grand merci à Karine et Philippe pour leur accueil chaleureux qui m’a permis de démarrer ce tour du monde reposée et pleine de bonnes énergies ! On a même réussi à se faire une super soirée crêpes pour la Chandeleur !!

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Et maintenant, cap sur l’Asie du Sud-Est, je range la polaire au fond de mon sac à dos, les vraies vacances commencent !!